Version françaiseEnglish version

Local à louer

Actuellement nous avons des locaux de 15m² à 75m² à louer.
Nous recherchons en particulier des antiquaires spécialisés en bijoux anciens ; livres anciens ; objets de curiosités ; numismatique ; pendulerie/horlogerie ; orfèvrerie ; argenterie ; miniatures ; bronzes ; armes anciennes ; instruments scientifiques anciens ; maquettes anciennes ; papier peints anciens et antiquités modernes des décennies 1940 à 1970...
N'hésitez par à nous contacter pour une demande de local.

Glossaire Français / Anglais des antiquités

A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Label SNACO village antiquaires.jpg
Label 2018 "Antiquité qualité" dans la catégorie "Village d'antiquaires" du SNCAO

Galerie expertisée

logo FNEPSA.gif
L'Hôtel Dongier Antiquités fait appel à un expert affilié à la Fédération Nationale des Experts Professionnels en œuvres d'Art afin d'offrir à la clientèle le maximum de garantie.

Le métier d'antiquaire généraliste par PIERRE LAUDOUEINEX

Nous sommes ici depuis 1997, à l’Hôtel Dongier.
Exerçant le métier d’antiquaire depuis 1984 après avoir été ingénieur et collectionneur d'objets d'art,
d'abord à Saint Ouen, je me suis installé à L'Isle sur la Sorgue en 1991.
Le métier d’antiquaire est un métier complexe, de recherche, d’étude, de savoir, de connaissance, d’embellissement et aussi de présentation aux gens pour la vente.
La vente est un des points aussi essentiel que celui de trouver la marchandise des différentes époques.
Trouver en voyageant à travers la France.
Si on est généraliste, on peut se permettre d’acheter de tout : de la porcelaine, du meuble , des buffets Napoléon III, des belles pendules de bronze, des casolettes de marbres, des consoles Louis XV, des glaces dorées.
Le panel est large et étendue. C’est un avantage pour le généraliste, pourquoi ?
Parce que la personne qui vient peut repartir avec un petit bougeoir à main et n'est pas obliger de repartir avec un buffet deux corps.
Le meuble est dans le budget d’une famille quelque chose d’important, dans le rapport avec les autres et aussi pour sa satisfaction personnelle.
Le soin que les gens apportaient dans la conservation des meubles étaient très important.
L’antiquaire hélas a un rôle de sauveur, on trouve des meubles qui sont sauvés de la ruine,
un rôle de transmettre, d’embellir, sans raconter n’importe quoi, c'est-à-dire, d’appendre bien ce que l’on vends , de façon à bien argumenter et défendre notre prix, notre marge, ce qui nous permet de retrouver autre chose et de passer à un autre chapitre.
L’intérêt de l’antiquité c’est la mémorisation des choses, du savoir.
La culture de l’histoire est essentielle pour ce métier.
C’est un métier de passion comme beaucoup le pense, de professionnel.
On peut être un amateur averti, quelqu’un qui collectionne, qui est emporté par sa passion et qui ne fait pas le distinguo des autres choses que ce qui le concerne.
Ce qui le concerne peut être du meuble, des tableaux, des livres, de la faïence…
Mais Il n’aura pas un regard sur les autres choses.
Et en fin de compte ce qui est bien dans l’antiquité de généralité, c’est de savoir, pouvoir trouver où que ce soit, que ce soit un petit objet ou un grand objet, un beau meuble, un meuble rustique, un meuble précieux de salon parisien. On a vraiment un panel, un savoir, une connaissance immense à développer.
Ne serait ce que pour les objets qui habitent les meubles :
L’argenterie , il faut connaître les poinçons.
La porcelaine, il faut reconnaître les signatures, les motifs.
Et aussi l’évolution de chaque entreprise qui à fait de l’argenterie, de la porcelaine, pourquoi ont-ils commencé et fini comme cela ? Pourquoi ont-ils copié tels artistes ? Ce sont des interrogations.
C’est à nous antiquaires d'apporter les réponses aux clients.
chocolatiere baroque.jpg
Chocolatière baroque
Savoir pourquoi cette petite chocolatière est baroque ?
pot a tabac.jpg
Pot à tabac du Nord de la France
Ce petit pot du Nord de la France, est un pot à tabac, pourquoi il y avait toujours dessus un couvercle de cuivre ?
chien anglais en Staffordshire.jpg
chiens de Staffordshire en porcelaine
Pourquoi ces petits chiens de Staffordshire sont anglais du XIXème et sont prisés par les collectionneurs ? Même la reine d'Angleterre les collectionne.
jardiniere de Saint Clement.jpg
jardinière de Saint Clément XIXème siècle
Pourquoi cette jolie jardinière de Saint Clément avec les attributs du XVIIIème était un pastiche du beau Louis XVI mais faite au XIXème siècle ?
pichons 1960 et 1920.jpg
Evolution des pichons entre 1920 et 1960
La production des petits "pichons", (fabrique de faÏence d'Apt).
On voit les deux époques différentes.
A gauche, vous êtes dans les années 1960, à droite, vous êtes dans les années 1920.
Il y a une évolution, on voit la rusticité, la recherche du modèle et après l'apogée avec le travail et plus de finesse dans les détails.
C’est tous ça qui compte et qui nous permette d’embellir les choses.
aiguiere dite de la temperance.jpg
Aiguière dite de la tempérance
On a des découvertes parfois, cette aiguière qui est en acier, ce qui est peu commun.
Quand je l’ai donné au restaurateur, elle avait quelques petites restaurations au niveau de l’anse qui était fragilisée parce que l’acier avait vieilli. Je l’ai fait réargentée.
On a eu toute la peine du monde à la restaurer parce que ressouder des aciers coulés, est une performance.
Mais ce qui est le plus important c’est la performance de l’époque, c’est-à-dire qu’au XIXème siècle on a repris un chef d’œuvre du XVIème siècle de François Briau qui était une aiguière de bronze.
Pourquoi l’a-t-on fait en acier ?
On est à l’ère industrielle, c’est-à-dire au XIXème siècle, on commence à développer les coulées de l’acier, on a voulu refaire une réplique difficile, en acier.
Cette aiguière dite de la tempérance, très belle, ciselée à merveille est un chef d’œuvre non seulement de la Renaissance mais aussi de la performance de la technologie du XIXème siècle.
Cela reproduit avec fidélité, un bel objet, un présent qui était classé comme un des objets représentant la Renaissance, l’aiguière dans toute sa volupté, sa finesse et sa préciosité.
cassolette de marbre et de bronze de 1840.jpg
cassolette de marbre et de bronze de 1840
Evidemment, Il y a des choses qui paraissent beaucoup plus classique. Comme ces jolies cassolettes de marbre et de bronze de 1840 qui elles donnaient la majesté sur une console dans un château.
Table demi lune Louis Philippe.jpg
Table demi lune Louis Philippe
Elle est néanmoins posée sur une petite table demi lune bourgeoise comme on le faisait sous Louis Philippe, un mobilier beaucoup plus simple.
On commence à venir là vers l’air industriel 1840-1850.
meuble du 19e en marqueterie dite Boulle.jpg
Meuble du 19ème siècle en marqueterie dite Boulle
Après, dans l’évolution, le mobilier du XIXème siècle, retour à la préciosité, à la complexité.
L’influence de Louis XIV est là. Puisqu’on a des meubles en marqueterie dite Boulle.
meuble du XIXème siècle.jpg
Meuble du XIXème siècle
On reconnaît encore la technicité du XIXème siècle à la qualité de la coulé des bronzes, la qualité des ciselures et la qualité des travaux notamment des collages, des emboitages.
C’est une merveille, c’est des meubles un peu passé de mode mais qui recommence à retrouver leur place chez des clients qui veulent démontrer leur pouvoir, leur richesse.
Ce sont des meubles qui ne sont pas simples mais qui sont prestigieux pour un intérieur, ils se marient très bien avec des meubles modernes.
On peut isoler une pièce baroque ou entièrement marquetée d’incrustation de nacre et de bronze avec des sièges contemporains en plexiglas.
C’est là, le tournant de l’antiquaire, il doit savoir défendre sa pièce.
Le mélange doit être fait par le décorateur ou par le client, mais l’antiquaire ne doit pas (et c’est là où il y a un grand dilemme) se substituer aux goûts des gens en mélangeant les genres, c’est-à-dire, le neuf d’avec le vieux.
C’est le grand débat, parce qu’il y a confusion, à l’antiquaire d’accompagner la clientèle dans le choix de mélanger s’ ils le veulent mais ne pas s’impliquer à vendre du neuf pour du vieux ou du neuf avec du vieux en disant cela fait mieux c’est la nouvelle génération de l’antiquaire qui persiste.

Les clients doivent retrouver leurs repères.
Hier, par exemple, un monsieur m’a acheté un grand miroir Louis XV pour le mettre dans son hall.
Il m’a dit : « je vais le marier avec du moderne », je lui dis : » Monsieur, pourquoi pas ! », mais je ne vais pas m’appliquer à lui chercher quelques chaises en plastique ou en résine parce que ça fait bien devant son miroir Louis XV. Je penses que ça fera bien devant son miroir Louis XV mais mon rôle ce n’est pas d’acheter six chaises en résine actuelle pour mettre devant.
Là c’est le rôle du décorateur et là il y a une ambiguïté, cette ambiguïté il faut la combattre.
Le rôle du décorateur est un peu ambigu, c’est-à-dire qu’il faut qu’il soit d’abord proche des objets qu’ils sélectionnent pour les clients, qu’il sache marier adroitement dans les intérieurs selon les complexités à meubler et qu’ à la fois il soit d’une honnête transparence ; c'est-à-dire vendre pour l’antiquaire ou pour le fabricant de contemporain, des choses qui se marient réellement entre elles,
sans confusion des genres, parce que lui est au croisement de toutes ces routes et c’est là qu’il y a problème.
Nous on le refuse, on vend de l’antiquité pur et simple et c’est notre but, c’est notre rôle.

Retrouver une très grande variété d'antiquités à l'Hôtel Dongier